Crédit photo : Anne-Marie Giroux, 2021
Anne-Marie Giroux vit et travaille à Montréal. Détentrice d’un baccalauréat en beaux-arts de l’université Concordia et récipiendaire de plusieurs bourses, Anne-Marie Giroux est une artiste visuelle émergente qui a travaillé une douzaine d’années en danse contemporaine, sculpture-performance, film et vidéo d’art avant d’axer sa pratique sur les arts visuels. Ses œuvres font partie de collections privées et publiques, notamment au Museum of New Art à Détroit. En 2019, elle est une des 52 finalistes sélectionnés pour l’édition biennale SALT SPRING NATIONAL ART PRIZE, à Salt Spring Island en Colombie Britannique. Depuis 2013, elle participe à des expositions aux États-Unis, au Canada, en Suisse et en Corée du Sud. En août 2021, elle est sélectionnée « ARTIST TO WATCH » par le magazine berlinois ARTCONNECT.

Née à Ormstown au Québec, Anne-Marie Giroux vit et travaille à Montréal. Détentrice d’un baccalauréat en beaux-arts de l’université Concordia et récipiendaire de plusieurs bourses (Conseil des arts du Canada, Conseil des arts et des lettres du Québec, Office National du Film du Canada, Prim centre d’arts médiatiques), Anne-Marie Giroux est une artiste visuelle émergente qui a travaillé une douzaine d’années en danse contemporaine, sculpture-performance, film et vidéo d’art avant d’axer sa pratique sur les arts visuels. Elle s’intéresse d’abord à l’expression poétique, qui, en amont du travail pictural ou sculptural, permet de jeter les bases aux explorations formelles. Au coeur de sa recherche, le « corps-matière », qu’elle définit à travers la relation entre corps, matériau, objet, état d’être et mouvement.
À titre de chorégraphe-interprète-cinéaste-vidéaste, elle a coréalisé avec Sylvain Delisle, Roland Goguen et Marlene Millar, la vidéo d’art LE TOIT. Diffusée à Montréal, en France, en Belgique et en Espagne, la vidéo s’est méritée une Mention Spéciale du Jury au Festival International Cidade de Vigo en Espagne en 1993. En 1995, elle signe, présente et interprète sur scène le solo PASSAGE, une oeuvre intégrant la danse, la sculpture et le film. Suivra ensuite le duo MODULUS 5 (1997) créé en étroite collaboration avec l’artiste peintre et sculpteur Jérôme Poirier et enfin AUBE ET CRÉPUSCULE, une oeuvre intégrant la danse, la sculpture et le son, interprétée par les danseurs Rachel Harris, Robert Meilleur et Maya Ostrofsky qui a été présentée en première au Studio de l’Agora de la Danse en novembre 2001.
En 2008, suite à un séjour effectué en Chine dans la ville de Kaifeng, l’artiste crée deux séries de peintures intitulées ROUGE (2008-2009-2010) et KAIFENG, CHINA (2010). Sans toutefois suivre une thématique précise pour les deux séries, elle oriente sa recherche vers l’exploration des multiples interprétations que peut lui inspirer un même sujet.
En 2011, elle entreprend les projets SI UN ARBRE J’ÉTAIS et FORÊT MORTE. Grandement inspirée par la forêt abitibienne (nord du Québec), elle propose des œuvres en deux et trois dimensions élaborées à partir de médiums traditionnels ainsi qu’à partir de matériaux issus de la récupération. Avec la première série SI UN ARBRE J’ÉTAIS, elle fusionne le corps et cette matière qu’est le bois dans une abstraction qui évoque plus un état d’être qu’une représentation figurative. Elle semble isoler un fragment du corps en mouvement qui se délaisse de son esthétique habituelle pour arborer des allures végétales. Tels des autoportraits, l’être et l’élément de la nature ne font qu’un. Dans la seconde série, l’artiste propose une série de natures mortes, composée de sylves peintes, de vestiges de la forêt abitibienne et de d’objets trouvés dans la rue. FORÊT MORTE évoque davantage l’idée de la potentielle vulnérabilité de la forêt : comme une énorme présence qui pourrait toutefois un jour se fragiliser, voire complètement disparaître. La série SI UN ARBRE J’ÉTAIS peut référer à la fois à un état passé ou présent du corps tandis que la série FORÊT MORTE tend vers ce qui a déjà vécu, ce qui a déjà existé.
En 2014, l’artiste entreprend les séries intitulées DÉRIVE et À LA DÉRIVE. Avec la première série DÉRIVE, elle cherche à évoquer un univers chaotique où la dérive de l’être humain s’exprime de façon abstraite, poétique et symbolique. À travers un concept évolutif, elle fusionne le corps et la matière dans une poésie abstraite, où le jeu des couleurs vives et joyeuses entre en contraste avec le regard critique sur la dérive humaine qui se dévoile progressivement à travers le processus créatif. Ici, corps et matière sont étroitement liés dans un engrenage auquel ni l’un, ni l’autre, ne peut s’en dégager. La seconde série À LA DÉRIVE, qui a pris forme en 2017, propose un questionnement moqueur sur la pertinence d’être artiste ainsi que sur la pertinence de l’essence même de l’objet d’art. Avec une touche d’humour, de poésie et de sarcasme, l’artiste explore certains thèmes, références, sujets et objets qui la côtoient dans son atelier et qui font partie intégrante de son processus créatif au quotidien. La série DÉRIVE peut suggérer une perte de contrôle, un dérapage, une déviation tandis que la seconde série À LA DÉRIVE tend vers une volonté de se laisser porter là où le mouvement conduira. Les deux séries sont présentées à la Galerie ERGA à Montréal en octobre 2018 et permettent à l’artiste de poursuivre sa recherche en créant le projet d’installation DÉRIVES (Phase I) en janvier 2019. L’installation est sélectionnée et présentée à la foire d’art contemporain ARTIST PROJECT à Toronto en février 2019. En septembre 2019, elle est une des 52 finalistes, sélectionnés à travers tout le Canada, pour l’édition biennale SALT SPRING NATIONAL ART PRIZE 2019-2020, à Salt Spring Island en Colombie Britannique.
Depuis 2013, Anne-Marie Giroux participe à des expositions aux États-Unis, au Canada, en Suisse et en Corée du Sud. Ses oeuvres font partie de collections publiques et privées notamment au MONA, Museum of New Art à Détroit.
Anne-Marie Giroux travaille actuellement sur trois projets différents, l’installation DÉRIVES À LA DÉRIVE PHASE II qui regroupera un corpus d’œuvres en trois dimensions, le Projet TÊTES qui regroupera un corpus d’œuvres sur papier et en trois dimensions et le projet NOCTURNES qui regroupera un corpus d’œuvres en deux et en trois dimensions accompagné d’un environnement sonore.

Le RAAV est l'association représentative des artistes en arts visuels du Québec

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