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Rosalie Gamache | Les imagiers de la matière | Galerie Cache studio du 17 novembre au 19 décembre 2021

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Rosalie Gamache

Exposition collective

Les imagiers de la matière

à la Galerie Cache studio

du 17 novembre au 19 décembre 2021

 

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Artistes
Rosalie Gamache
Sébastien Gaudette
Marie-Claude Lacroix
Olivier Moisan Dufour
Alexandre Pépin
Eric Carlos Bertrand

 

Une même procédure : construire des objets, les mettre en scène puis les peindre ou les dessiner avec une exactitude égale à la part laissée à l’aléatoire dans leur création. Rosalie Gamache laisse du plâtre dégouliner et se figer sur des bibelots et autres objets du quotidien ; Olivier Moisan Dufour construit des assemblages improbables en bois de palette. Marie-Claude Lacroix conçoit de petits théâtres où se rencontrent sous haute tension des matériaux de construction. Alexandre Pépin modèle des objets informes en plasticine et les dispose sur un plan imaginaire comme on liste un inventaire. Eric Carlos Bertrand façonne de petits personnages encore enfoncés dans la masse d’argile dont ils sont faits. L’opération de départ de Sébastien Gaudette est plus lapidaire : froisser des feuilles de papier.

 

Tous ces assemblages, fruits du hasard et du jeu, se retrouvent fixés en des images lisses qui les métamorphosent, précisément parce que la matière dont ils sont faits – celle du plâtre figé dans son écoulement, du papier froissé, des planches de bois usées, de la viscosité et du tranchant des matériaux de construction ou de la ductilité de la pâte à modeler et de l’argile – est parfaitement figurée. Si les techniques illusionnistes ont pour fin de rendre invisible la surface du tableau et la matérialité des pigments, qui disparaissent dans la fonction de figurer quelque chose, la démarche singulière de ces artistes a pour résultat que la matière se retrouve de l’autre côté de la toile, comme objet de représentation : la peinture cherche à se faire à l’image de quelque chose qui lui ressemble, quelque chose d’éminemment indéterminé, à savoir la texture, la concrétude des objets.

 

Figuration minutieuse de l’indistinct, aseptisation de l’informe : tout l’intérêt de ces pratiques est de nous confronter à une ressemblance parfaite, héritière du perfectionnement introduit par des siècles de tradition picturale, mais paradoxalement ressemblante à rien de reconnaissable, une ressemblance qui offre moins la possibilité d’identifier ce qui apparaît qu’elle nous livre à un troublant effet de présence, à un flottement.

– Mathilde Bois, commissaire

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